Les couples mythiques du cinéma

L’AMOUR ! Cette douce maladie qui frappe aussi bien les mortels que les créatures de la nuit... Même moi ! En tant que Reine des Enfers, je ne peux m'empêcher de m'émerveiller devant les romances qui ont marqué l'Histoire du cinéma. Morticia et Gomez Addams et leur amour aussi profond que les ténèbres, Dracula et Mina Harker, un amour transperçant les siècles… Jack et Sally dans « L'Étrange Noël de Monsieur Jack », une histoire cousue de fil blanc. Sans oublier Lestat et Louis d’« Entretien avec un Vampire », une passion immortelle… N'oublions pas nos tourtereaux tragiques, Roméo et Juliette, Rose et Jack du « Titanic », et bien sûr, les premiers amants, Adam et Eve. Ces histoires d'amour, aussi différentes qu'elles soient, ont toutes un point commun : elles prouvent que l'amour, même dans l’obscurité totale, reste une source d'inspiration intarissable.
Morticia et Gomez Addams : couple adulé des gothiques

La Famille Addams (1991)
Morticia et Gomez Addams... L’incarnation parfaite de l'amour gothique, un duo à la fois élégant, passionné et délicieusement macabre. Depuis leur première apparition dans les bandes dessinées de Charles Addams en 1938, ce couple a séduit les amateurs du genre par leur relation unique, ancrée dans un univers à la fois sombre et amusant.
Au cinéma, leur amour a été magnifiquement incarné par Anjelica Huston et Raul Julia dans « La Famille Addams » (1991) et « Les Valeurs de la famille Addams » (1993). Huston, avec son port de reine et sa robe noire élégante, a su capturer l'essence de Morticia, cette matriarche à la fois forte, indépendante, et d'une beauté saisissante. Raul Julia, de son côté, a interprété Gomez avec un enthousiasme débordant, un amour fou pour son épouse mortelle, et un sens de l'humour piquant. Leur alchimie à l'écran a défini une nouvelle norme pour les couples de la pop culture, mêlant romantisme, étrangeté, et un sens aigu de la famille.
La série télévisée originale des années 1960, avec John Astin et Carolyn Jones dans les rôles principaux, a également marqué les esprits. Leur interprétation de Morticia et Gomez, bien que plus comique et moins sombre que les films, a su présenter une dynamique de couple basée sur le respect, l'amour et un soutien mutuel inébranlable. Ils étaient unis face à l'adversité, montrant que la vraie force réside dans l'unité et la compréhension…
Ce couple emblématique est devenu une source d'inspiration pour les adeptes du style gothique. Leur amour, loin des clichés et des idéaux romantiques traditionnels, a ouvert la voie à une nouvelle représentation des relations amoureuses. Morticia et Gomez brisent les stéréotypes, offrant une vision de l'amour basée sur l'égalité, le respect mutuel et une passion ardente. Ils sont le symbole d'un amour qui transcende les normes, reflétant une connexion profonde et sincère.
En réalité, leur style, avec un penchant pour le noir, le macabre et l'étrange, parle aux cœurs de ceux qui se sentent en marge de la société conventionnelle : des punks comme nous. Morticia, avec sa grâce inébranlable et son amour inconditionnel pour sa famille, est un modèle de force féminine. Gomez, avec son dévouement sans faille et son esprit aventureux, représente un partenaire passionné et loyal.
Débat sur Twilight : que penser d’Edward et Bella ?

Breaking Dawn Part II (2012)
Qu’on le veuille ou non, ça y est, Twilight est entré dans les sagas cultes et dans la pop-culture. C’est un fait : tout le monde connaît ! Edward et Bella, ce couple emblématique, vous en souvenez-vous ? Oui, celui qui a fait débattre tout le monde, entre amour éternel et crise d'adolescence prolongée. La saga, débutée en 2008 avec « Twilight », réalisé par Catherine Hardwicke, a enchaîné les succès et les soupirs. Kristen Stewart (Bella) et Robert Pattinson (Edward), ont même poussé le réalisme jusqu'à sortir ensemble dans la vraie vie - un véritable exploit, si l'on considère la platitude émotionnelle de leurs personnages (eh, on rigole !)
Alors, pourquoi ce couple fait-il autant débat ? Peut-être parce que leur relation, c'est un peu comme mélanger du romantisme de conte de fées avec une touche d'angoisse adolescente. Les puristes des vampires, eux, n'ont pas vraiment apprécié cette version édulcorée de leur créature préférée. Edward, le vampire qui brille au soleil ? Mouais. Où sont passées la terreur, la bestialité, l'âme tourmentée ? La saga a transformé le vampire terrifiant en prince charmant torturé, ce qui n'a pas manqué de faire grincer quelques canines. Mais soyons honnêtes, Edward et Bella ont aussi leurs qualités. Leur amour, bien qu'extrêmement dramatisé, parle de sacrifice, de loyauté et de la force de l'amour face à l'adversité. Et puis, il faut admettre que l'alchimie entre Stewart et Pattinson a fonctionné, du moins sur grand écran...
Résumons rapidement la saga : Bella arrive à Forks, rencontre Edward, découvre qu'il est un vampire, et tout part en vrille. « New Moon » (2009), réalisé par Chris Weitz, nous plonge dans le désespoir amoureux. « Eclipse » (2010), sous la houlette de David Slade, amène un triangle amoureux avec Jacob le loup-garou. Puis viennent « Breaking Dawn - Part 1 » (2011) et « Part 2 »(2012), tous deux dirigés par Bill Condon, où notre couple survit à un mariage, une grossesse surnaturelle et une ultime confrontation.
Alors, mythique ou ridicule ? La réponse dépend probablement de votre tolérance à la mélancolie adolescente et à l'amour qui défie les lois de la nature. Mais une chose est sûre : Edward et Bella ont marqué l'imaginaire collectif, pour le meilleur et pour le pire…
Lestat et Louis : les deux « papas » vampires de Claudia

Entretien avec un vampire (1994)
Louis et Lestat, les vampires de « Entretien avec un vampire » n’a rien à voir avec nos petits jeunes de Forks. Ce duo, issu des romans gothiques d'Anne Rice, a pris vie à l'écran en 1994 dans un film réalisé par Neil Jordan. Tom Cruise, en Lestat, a montré qu'un vampire pouvait être à la fois terrifiant et irrésistiblement charmant, tandis que Brad Pitt, en Louis, a offert une performance d'une mélancolie si profonde qu'elle pourrait faire pleurer une statue.
Prenez deux acteurs très charismatiques, donnez-leur une histoire plus qu’ambiguë et vous obtenez un duo excessivement sexy. Leur relation est complexe, passionnée, et franchement dysfonctionnelle. Lestat transforme Louis en vampire, et ensemble, ils adoptent Claudia, une enfant vampire jouée par une Kirsten Dunst pré-adolescente, ajoutant une couche de bizarrerie familiale à leur dynamique déjà étrange. Cette « famille » de vampires navigue dans un monde de beauté et de cruauté, un peu comme une version gothique de « La Petite Maison dans la Prairie », mais avec plus de sang et moins de bonnets.
Parlons de leur relation… Louis et Lestat, c'est un peu comme si Roméo et Juliette avaient des crocs et une aversion pour le soleil. Leur amour-haine est tellement intense qu'il frôle parfois le ridicule, mais sans jamais y sombrer, grâce à l'écriture sophistiquée de la très regrettée Anne Rice et à la performance des acteurs. D’ailleurs, les livres d'Anne Rice, débutant avec « Entretien avec un vampire » en 1976, ont redéfini le mythe du vampire, le rendant plus sensuel, plus complexe et, avouons-le, nettement plus intéressant. Lestat et Louis ne sont pas là pour vous faire rêver d'un amour éternel ; ils sont là pour vous rappeler que l'immortalité peut être une malédiction, surtout quand on est coincé avec un compagnon qu'on aime autant qu'on déteste. Ces deux gentlemen représentent une vision du vampire plus traditionnelle, plus sombre, et disons-le, plus adulte. Leur relation tumultueuse, combinée à l'atmosphère gothique du film et à la prose d'Anne Rice, offre une expérience bien plus riche et nuancée. C'est la preuve que, parfois, dans le monde des vampires, le plus captivant n'est pas l'amour éternel, mais bien les tourments éternels d'une âme damnée.
Bonnie and Clyde : couple de vrais tueurs devenus légendaires

Bonnie and Clyde (1967)
Bonnie et Clyde, le couple hors-la-loi qui a donné un tout autre sens à l'expression « Partenaires dans le crime », en anglais « Partners in crime » ! Ces deux amoureux du danger, vrais criminels des années 1930, sont devenus des légendes, et pour cause : ils ont transformé le banditisme en un art presque romantique. Leur histoire, c'est celle d'un amour passionné sur fond de vols à main armée et de fusillades avec la police. On pourrait presque les imaginer, Bonnie avec son béret incliné, Clyde avec son regard de mauvais garçon, en train de se dire : « Hey, que dirais-tu de braquer une banque pour notre anniversaire ? »
Leur adaptation dans la pop culture ? Un véritable festival ! Le film le plus emblématique reste « Bonnie and Clyde » de 1967, réalisé par Arthur Penn, avec Faye Dunaway et Warren Beatty. Ce film a non seulement glamourisé leur histoire, mais a aussi révolutionné Hollywood avec son mélange de charme, de violence, et de fin tragique. Il a ouvert la voie à une nouvelle ère de films de gangsters, plus audacieux et plus stylés.
Mais pourquoi cette fascination pour Bonnie et Clyde ? Peut-être parce qu'ils incarnent l'ultime rébellion romantique. Ils sont les amants maudits des temps modernes, avec des pistolets à la place des poèmes. Leur histoire parle de liberté, d'amour contre toute raison, et d'un désir brûlant de vivre pleinement, même si cela signifie mourir jeune. Ils ont transformé la criminalité en une forme de résistance, capturant l'imagination d'un public qui, secrètement ou non, rêve parfois de s'affranchir des règles.
D'autres adaptations ont suivi, chacune apportant sa propre saveur à la légende. De la série télévisée » Bonnie & Clyde » en 2013, avec Emile Hirsch et Holliday Grainger, à des références dans d'innombrables chansons, films, et séries, le couple continue de fasciner… Ils symbolisent une certaine idée de la liberté, une échappée belle contre un système oppressant, une vie vécue à cent à l'heure.
Cette histoire, entre réalité et fiction, entre terreur et passion, continue de captiver et de susciter l'admiration, même si l'on sait que leur destin était tout sauf un conte de fées. C'est peut-être cela, la vraie magie de Bonnie et Clyde : transformer une série de braquages en une histoire d'amour éternelle, gravée dans l’Histoire du cinéma.
Aragorn et Arwen : l’amour avec un grand « A »

Le Seigneur des Anneaux : le Retour du Roi (2003)
Arwen et Aragorn, le couple étoilé du Seigneur des Anneaux font partie de ces amours que l’on n’oublie jamais. Cette idylle entre une elfe immortelle et un humain destiné à être roi, tissée par J.R.R. Tolkien, a été magnifiquement portée à l'écran par Peter Jackson dans sa trilogie épique.
Parlons de leur passion enivrante. Arwen, interprétée par Liv Tyler, et Aragorn, incarné par Viggo Mortensen, forment un duo aussi improbable qu'envoûtant. Elle, d'une beauté à couper le souffle, semble sortie d'un chant magique. Lui, ténébreux et vaillant, a tout du héros destiné à de grandes choses. Leur amour, c'est une histoire de sacrifice, de choix impossibles, et d'une patience qui défie le temps. Oui, parce que dans leur monde, attendre un millénaire ou deux pour l'être aimé, c'est presque une formalité.
Ces personnages représentent l'amour dans sa forme la plus pure et la plus épique. Leur histoire dépasse les frontières de la terre du Milieu pour toucher quelque chose de profondément humain : le désir d'un amour qui surmonte toutes les barrières, même celles de la mort et du temps. Ils symbolisent l'union parfaite de la grâce et de la force, un amour qui ne faiblit pas, même face aux plus grands périls.
Leur adaptation cinématographique a apporté une dimension visuelle à leur romance, rendant chaque scène entre eux chargée d'une intensité presque tangible. La trilogie « Le Seigneur des Anneaux » (2001-2003) a réussi à capturer l'essence de leur amour, en le plaçant dans un cadre grandiose de batailles épiques, de paysages à couper le souffle, et d'une musique qui vous transporte dans un autre monde. Ces deux amoureux parlent à tous ceux qui rêvent d'une histoire qui transcende les limites, qu'elles soient de race, de culture, ou même d'espèce. Ils nous rappellent que dans un monde de chaos et de conflits, l'amour peut être un phare d'espoir et de lumière… C’est beau, hein ? C’est ça, la magie du cinéma.