Piercing oreille : quels emplacements peuvent porter un anneau ?

 

Piercing oreille : quels emplacements peuvent accueillir un anneau ? Le lobe, l’hélix, le conch, le tragus, le daith, le rook, le snug, l’anti-tragus et l’anti-hélix peuvent tous être habillés d’un anneau lorsque la morphologie, les dimensions du bijou et l’état de cicatrisation le permettent.

Connaître le nom et la position de chaque piercing d’oreille constitue cependant seulement une première étape. Un anneau adapté à un hélix, situé sur le bord supérieur du cartilage, ne présentera pas son motif de la même manière sur un daith, placé dans le pli interne de l’oreille. Le conch, le tragus ou le rook imposent eux aussi une orientation particulière au bijou.

Il serait dommage d’avoir un superbe look gothique-rock et de choisir un anneau dont le motif devient presque invisible une fois installé. L’épaisseur de tige et la longueur intérieure sont essentielles, mais l’orientation du décor par rapport au canal du piercing l’est tout autant.

Un motif parfaitement visible sur un hélix ou un conch peut ainsi se retrouver de profil au daith. À l’inverse, un décor conçu pour être admiré de face au centre de l’oreille peut perdre tout son intérêt sur un cartilage orienté différemment. Avant de choisir un piercing anneau pour l’oreille, il faut donc déterminer quels emplacements peuvent le recevoir et imaginer la position qu’il adoptera réellement une fois installé.

Pourquoi l'orientation du canal change-t-elle le rendu d'un anneau ?

Le canal d'un piercing possède une direction déterminée par l'emplacement et par l'angle choisi lors du perçage. Une fois inséré, l'anneau suit cette direction. Sa face décorative ne se présentera donc pas de la même manière au lobe, au conch ou au daith.

Deux anneaux possédant la même épaisseur et la même longueur intérieure peuvent ainsi produire des résultats totalement différents. Le premier présentera son décor face à la personne qui regarde le bijou, tandis que le second ne laissera apparaître que sa tranche. Le modèle n'est pas forcément incompatible sur le plan mécanique, mais son intérêt esthétique peut devenir très limité.

Il faut aussi tenir compte de l'angle sous lequel l'oreille est le plus souvent observée. Au lobe, certains décors sont particulièrement visibles lors d'un face-à-face, alors que d'autres se révèlent davantage lorsque la tête est vue de côté ou de trois quarts. Sur un daith, le décor doit généralement être lisible dans le plan de l'anneau pour apparaître au centre de l'oreille.

Quels piercings d’oreille peuvent recevoir un anneau ?

Le nom d’un piercing d’oreille correspond généralement à la zone anatomique dans laquelle il est réalisé. Le lobe, l’hélix, le conch, le tragus, le daith, le rook, le snug, l’anti-tragus et l’anti-hélix peuvent recevoir un anneau lorsque la morphologie, les dimensions du bijou et l’état de cicatrisation le permettent. Cela ne signifie pas qu’un même modèle conviendra automatiquement à tous ces emplacements.

Situé dans la partie charnue inférieure de l’oreille, le lobe offre généralement le plus grand choix d’anneaux. L’orientation du motif dépend surtout de l’angle sous lequel le bijou doit être admiré. Certains décors sont parfaitement visibles lors d’un face-à-face, tandis que d’autres se révèlent davantage lorsque l’oreille est regardée de côté ou de trois quarts.

Le piercing hélix, placé sur le bord extérieur du cartilage, et le piercing conch, réalisé dans la partie creuse centrale de l’oreille, mettent particulièrement bien en valeur les motifs disposés sur la tranche extérieure de l’anneau. Le bijou entoure alors le cartilage et présente naturellement cette partie décorative vers l’extérieur.

Le piercing daith se trouve dans un pli cartilagineux interne, à proximité de l’entrée du conduit auditif. Il impose une orientation différente : le motif doit rester visible dans le plan de l’anneau lorsqu’il est installé au centre de l’oreille. Un modèle parfait pour l’hélix ou le conch peut donc être très mal orienté au daith, et inversement.

Le piercing tragus traverse la petite saillie cartilagineuse située devant le conduit auditif. Le diamètre de l’anneau y devient particulièrement important : un modèle trop grand peut basculer et présenter son motif dans le mauvais sens. Un anneau plus petit restera généralement plus stable, à condition de ne pas comprimer le cartilage.

Le rook est placé dans le repli cartilagineux supérieur situé à l’intérieur de l’oreille, tandis que le snug traverse horizontalement le relief de l’anti-hélix. L’anti-tragus se situe au-dessus du lobe, face au tragus. Ces emplacements peuvent recevoir un anneau sur un piercing cicatrisé, mais leur relief prononcé laisse moins de liberté au bijou. Son diamètre, son volume et l’orientation de son motif doivent donc être examinés avec attention.

L’anti-hélix forme le relief intérieur parallèle au bord externe de l’oreille. Selon la position exacte du perçage et l’anatomie, un anneau peut y être porté à condition de suivre correctement le canal et de ne pas exercer de pression sur les plis voisins.

 

Ces recommandations concernent principalement le choix d'un bijou sur un piercing cicatrisé. La prothèse initiale doit toujours être déterminée par le pierceur selon l'emplacement, l'anatomie et le gonflement attendu.

Le CBR décoré : un anneau qui s'adapte à plusieurs orientations

Le CBR, ou anneau captif, maintient une bille ou un décor entre ses deux extrémités grâce à la tension de l'anneau. Sa particularité est particulièrement intéressante pour les modèles décorés : une fois la partie captive mise en place, celle-ci peut pivoter sur son axe.

La priorité consiste d'abord à réussir la pose et le verrouillage de la bille ou du décor captif, ce qui n'est pas toujours évident. Une fois cette opération réalisée, la partie captive peut être tournée afin de présenter le motif vers l'extérieur.

 

Modèle exemple : Piercing anneau CBR fleur antique à turquoise

Sous réserve que la longueur soit adapté à l'espace disponible et à votre morphologie d'oreille, ce modèle peut être porté au lobe, à l'hélix, au conch, au tragus, au daith (, au snug, à l'anti-tragus ou à l'anti-hélix. Au lobe, la fleur pourra être orientée face à la personne qui regarde le bijou. Sur les autres emplacements, la rotation du décor permet de compenser la direction du canal.

La compatibilité finale dépend néanmoins de l'épaisseur, de la longueur intérieure et de l'espace occupé par la fleur.

 

Clicker et segment détachable : un décor dont l'orientation reste fixe

Le comportement d'un clicker (anneau à charnière) ou d'un anneau avec segment détachable est différent. Contrairement à un CBR, sur un clicker, la partie mobile s'ouvre grâce à une charnière, puis revient se verrouiller dans l'anneau facilement. Sur un anneau à segment détachable, le segment reconstitue une partie complète du cercle. Dans les deux cas, le décor reste dans l'orientation imposée par le bijou.

Le segment détachable (san charnière) présente l'avantage d'être plus facile à prendre en main qu'une petite bille captive. Il ne peut cependant pas pivoter indépendamment pour corriger la position d'un motif contrairement à un embout de CBR. Il faut donc vérifier l'orientation du décor avant l'achat.

 

Modèle exemple : Anneau segment clip noir à bande d'opale blanche

Sa bande d'opales est placée sur la tranche extérieure. Elle sera parfaitement mise en valeur sur un hélix ou un conch. Cette orientation convient également au snug, à l'anti-tragus et à l'anti-hélix. Au tragus, il faudra choisir un anneau assez petit pour limiter le risque de basculement.

Au lobe, les opales seront surtout visibles lorsque le bijou est regardé de côté ou de trois quarts. Au daith, en revanche, le décor sera mal orienté. Sur un rook, un petit diamètre limitera le basculement qui pourrait faire disparaître visuellement la bande d'opales.

 

Un anneau tordable peut-il convenir à tous les piercings ?

Important : Un anneau tordable ne s'ouvre pas en écartant ses extrémités l'une de l'autre. Sa partie neutre doit être tordue latéralement, puis remise en place par le mouvement inverse. Son décor est fixe et ne peut pas être réorienté comme celui d'un CBR.

Modèle exemple : Anneau tordable torsadé noir à opale

L'opale présentée dans le plan du cercle fonctionne parfaitement au lobe lorsque le bijou est regardé de face. Ce modèle convient également très bien au daith, puisque la pierre reste visible au centre de l'oreille et que le design est fait pour être vu de face.

Cette orientation ne convient pas à l'hélix, au conch, au tragus, au snug, à l'anti-tragus ou à l'anti-hélix. Au rook, le modèle peut fonctionner avec un anneau suffisamment grand pour lui permettre de basculer, plaqué contre l'oreille à plat. Avec un anneau trop court, seule la tranche serait visible et ce sera inesthétique.

 

Un décor équilibré sur deux angles rend l'anneau plus polyvalent

Un décor fixe n'est pas nécessairement réservé à un seul emplacement. Certains modèles sont dessinés pour rester intéressants sous plusieurs angles. Leur forme, leur relief ou leur texture conserve une véritable présence, que l'anneau soit vu de face ou de profil.

 

Modèle exemple : Piercing anneau clicker noir torsadé en titane

Son décor reste lisible sous les deux angles de vue. Il peut donc être porté au lobe, à l'hélix, au conch, au daith, au rook, au snug, à l'anti-tragus ou à l'anti-hélix sous réserve de prendre la longue adaptée.

Il peut également convenir au tragus, mais un diamètre assez petit sera préférable afin d'éviter que l'anneau bascule. Ce modèle montre qu'il ne suffit pas de qualifier un décor de fixe ou de mobile : il faut surtout observer sa conception dans l'espace.

 

Le relief et le volume peuvent limiter la compatibilité

L'orientation du décor n'est pas le seul élément à examiner. Son volume peut rendre un anneau trop chargé pour un petit emplacement ou compliquer sa manipulation. Plus le bijou possède de relief, plus il faut vérifier l'espace laissé autour du cartilage et du système d'ouverture, au risque que une fois clické au cartilage, vous ne puissiez plus facilement le retirer (risque d'énervement et donc d'abimer le canal en retirant le bijou).

Modèle exemple : Anneau à charnière noir doublé à pyramides

Ce modèle convient parfaitement à l'hélix et au conch. Son orientation est également adaptée au snug, à l'anti-tragus et à l'anti-hélix. Au lobe, le rendu devient particulier : vu de face, un seul élément du double anneau sera visible, tandis que le profil laissera apparaître une forme triangulaire.

Il est trop chargé pour un tragus et un peu trop volumineux pour un daith. Il peut fonctionner au rook avec une longueur raisonnable, mais son volume risque de rendre le retrait difficile en laissant peu de place pour saisir et ouvrir le bijou.

Pourquoi le flat et l’industriel classique n’acceptent-ils pas les anneaux ?

Le flat ne possède pas de bord libre autour duquel un anneau pourrait passer correctement. Logique : il est réalisé dans une zone plate du cartilage supérieur de l’oreille, d’où son nom flat, qui signifie tout simplement « plat » en anglais. Cet emplacement reçoit principalement un bijou à tige labret et, selon le montage, « éventuellement » un barbell. Aucun anneau ne convient donc au piercing flat.

Un industriel classique repose sur deux trous reliés par une seule barre droite. Un anneau unique ne peut pas traverser et relier ces deux canaux, à moins d’en trouver un aussi grand que l’oreille, ahah !

Il est possible de porter des bijoux séparés dans les trous d’un industriel cicatrisé, mais la composition ne correspond alors plus à un industriel classique. Le changement de bijoux peut également modifier progressivement l’angle des canaux et empêcher ensuite le retour à une barre unique.

Seul le double piercing de cartilage appelé orbital permet de relier deux perforations avec un même anneau.

Et l’orbital dans tout ça ?

L’orbital constitue un cas particulier parmi les piercings d’oreille compatibles avec un anneau. Contrairement au lobe, à l’hélix, au conch ou au daith, où l’anneau traverse un seul canal, l’orbital relie deux perforations du cartilage avec un seul anneau.

Il ne doit pas être confondu avec un double hélix. Un double hélix désigne simplement deux piercings hélix voisins, généralement équipés de deux bijoux indépendants. Dans un orbital, le même anneau traverse obligatoirement les deux canaux.

Le diamètre intérieur de l’anneau doit correspondre précisément à l’écartement entre les deux perforations, à leur angle et à l’épaisseur du cartilage. Un anneau trop petit ou trop grand exercera une pression sur les tissus.

Un orbital demande généralement un anneau assez simple, car le bijou doit traverser successivement les deux canaux. Avec un anneau à charnière, il est préférable de choisir un modèle lisse ou présentant seulement un léger effet de surface, comme un anneau facetté. Les modèles ornés de strass sont à éviter : leur sertissage et leurs reliefs risquent d’irriter ou d’endommager les canaux cicatriciels lors de la pose et du retrait.

Pour porter un motif plus volumineux ou une grosse pierre, le CBR constitue une solution plus adaptée. L’anneau simple est d’abord inséré dans les deux perforations, puis la bille, la pierre ou le motif captif est installé entre ses extrémités. La partie décorative n’a donc pas besoin de traverser les deux canaux.

L’orientation du motif doit malgré tout être vérifiée. L’anneau étant maintenu simultanément par deux canaux, il dispose de peu de liberté pour basculer ou se repositionner. Sur un CBR, la partie captive peut toutefois pivoter une fois installée afin de présenter le motif dans le bon sens.

La réalisation d’un orbital et le choix de son anneau doivent être anticipés avec un pierceur professionnel. Deux perforations déjà présentes ne peuvent pas automatiquement être transformées en orbital : leur espacement et leur alignement doivent permettre le passage d’un même anneau sans tension.

 

Comment choisir un anneau pour son piercing d'oreille ?

Avant de choisir un anneau, il faut d'abord vérifier son épaisseur de tige et sa longueur intérieure. Ces dimensions doivent correspondre à l'emplacement (elles sont toujours indiquées dans les caractéristiques techniques des anneaux proposés à la vente sur LaPetiteFaucheuse.com ou dans le nom des variantes), à la morphologie et au canal existant. Une tige trop épaisse ne doit jamais être forcée dans un piercing de cartilage, seul le lobe à la faculté de pouvoir être stretché.

Il faut ensuite observer le décor de face et de profil. Est-il placé dans le plan de l'anneau ou sur sa tranche extérieure ? Reste-t-il intéressant sous les deux angles ? Peut-il pivoter, comme la partie captive d'un CBR, ou son orientation est-elle fixe ? Le relief risque-t-il de toucher le cartilage, de faire basculer le bijou ou de gêner son ouverture ?

Les photographies commerciales montrent généralement l'anneau sous l'angle qui met le mieux son décor en valeur. Cet angle ne correspond pas forcément à celui qu'il adoptera une fois posé dans l'oreille. Imaginer le trajet du canal et la position réelle du bijou permet d'éviter une grande partie des erreurs.

En cas de doute sur la taille, l'orientation ou la compatibilité avec un piercing cicatrisé, l'avis d'un pierceur professionnel reste recommandé. Pour un nouveau perçage, le choix de la prothèse initiale doit toujours être confié au professionnel qui réalise l'acte. Le guide consacré aux précautions à prendre pour se faire percer les oreilles permet d'approfondir ces questions.

 

Piercing oreille : l’anneau, c’est oui ou c’est non ?

Anneau ou pas anneau ? Cela dépend de l’emplacement du piercing. Un anneau magnifique et parfaitement positionné sur un tragus ne sera pas forcément adapté à un autre perçage de l’oreille. Ses dimensions, son volume et l’orientation de son motif peuvent produire un résultat complètement différent sur un hélix, un conch ou un daith.

Le lobe, l’hélix, le conch, le tragus, le daith, le rook, le snug, l’anti-tragus et l’anti-hélix peuvent recevoir un anneau lorsque la morphologie, les dimensions du bijou et la cicatrisation le permettent. Le flat n’en accepte aucun, tandis que l’industriel classique relie ses deux perforations avec un barbell droit. L’orbital constitue un cas particulier puisque le même anneau traverse deux canaux.

Savoir qu’un emplacement accepte un anneau ne suffit donc pas. Pour mettre réellement en valeur une composition d’oreille gothique, rock ou punk, l’orientation du canal doit correspondre à celle du motif. Un modèle parfaitement visible de face au lobe ou au daith peut ne présenter que sa tranche sur un hélix ou un conch.

Le système d’ouverture et la conception du motif ont également leur importance. Un CBR dont la partie captive peut pivoter offre une plus grande liberté d’orientation. Un clicker à motif fixe demande davantage d’anticipation, tandis qu’un décor équilibré sous plusieurs angles pourra accompagner différents emplacements sans perdre son intérêt esthétique.

Le volume du bijou doit enfin rester adapté à l’espace disponible. Un anneau imposant peut être parfaitement mis en valeur sur un hélix ou un conch, mais devenir trop encombrant sur un tragus, un rook ou un daith. À l’inverse, un modèle trop petit risque de comprimer les tissus ou de présenter son motif dans une position peu flatteuse.

Le bon choix ne consiste donc pas seulement à trouver un anneau séduisant. Il faut aussi vérifier l’épaisseur de sa tige, son diamètre intérieur, son volume et surtout la manière dont son motif apparaîtra une fois porté. C’est cette association entre le bon emplacement, les bonnes dimensions et la bonne orientation qui transforme un anneau simplement compatible en un bijou parfaitement mis en valeur.

 

FAQ sur les anneaux pour piercing d’oreille

Quels piercings d’oreille peuvent recevoir un anneau ?

Le lobe, l’hélix, le conch, le tragus, le daith, le rook, le snug, l’anti-tragus et l’anti-hélix peuvent recevoir un anneau lorsque la morphologie, les dimensions du bijou et la cicatrisation le permettent.

Le flat ne peut pas porter d’anneau, car il ne possède aucun bord libre autour duquel le bijou pourrait passer. L’industriel classique relie quant à lui deux perforations avec un barbell droit. L’orbital constitue un cas particulier puisque le même anneau traverse deux canaux.

 

Quelle différence y a-t-il entre un anneau pour hélix, conch et daith ?

Un hélix et un conch mettent généralement en valeur les motifs disposés sur la tranche extérieure de l’anneau. Le bijou entoure le cartilage et présente naturellement cette partie décorative vers l’extérieur.

Sur un daith, le plan de l’anneau est orienté différemment. Le motif doit être visible au centre de l’oreille lorsque le bijou est installé dans le pli cartilagineux. Un anneau parfaitement orienté sur un hélix ou un conch peut donc ne montrer que la tranche de son motif sur un daith, et inversement.

 

Comment choisir le diamètre intérieur d’un anneau ?

Le diamètre intérieur doit être choisi selon l’épaisseur du cartilage, la profondeur du canal et la distance séparant le perçage du bord de l’oreille. Il n’existe donc pas de diamètre universel convenant à toutes les anatomies.

L’anneau doit entourer les tissus sans les comprimer, tout en restant suffisamment ajusté pour ne pas basculer ou s’accrocher constamment. Une mesure adaptée à une personne peut être trop petite ou trop grande pour une autre, même lorsque les deux piercings portent le même nom.

 

Un anneau trop grand est-il aussi problématique qu’un anneau trop petit ?

Les conséquences ne sont pas les mêmes, mais les deux situations peuvent devenir problématiques. Sur un piercing traversant un seul canal, un anneau trop petit comprime les tissus et peut exercer une tension permanente. Un modèle trop grand bouge davantage, bascule plus facilement et augmente les risques d’accrochage.

Le poids du motif et les mouvements répétés peuvent également créer un effet de levier sur le piercing. Le bijou ne comprime alors pas nécessairement le cartilage, mais ses déplacements peuvent provoquer des irritations et modifier la manière dont le motif se présente.

Dans le cas particulier d’un orbital, un anneau trop grand sera également problématique. Il sera probablement difficile, voire impossible, de le faire passer correctement dans les deux perforations. Si sa pose est malgré tout forcée, sa courbure ne correspondra pas à l’écartement et à l’angle des deux canaux. Le bijou exercera alors de mauvaises tensions sur les tissus et pourra irriter ou déformer les perforations.

 

Peut-on installer soi-même un anneau sur un piercing récent ?

Le choix et la pose de la prothèse initiale doivent être confiés au pierceur qui réalise l’acte. Tous les emplacements ne cicatrisent pas avec le même type de bijou et un anneau n’est pas adapté à chaque nouveau perçage.

Il est important d’indiquer au pierceur le type de bijou que vous souhaitez porter à terme. Il pourra ainsi choisir la prothèse initiale la mieux adaptée au futur bijou. Il sera souvent plus confortable, et parfois indispensable, que la forme du canal cicatriciel corresponde à celle du bijou qui y sera installé après la cicatrisation.

Pour former un canal courbe, le pierceur choisira généralement un fer à cheval ou un barbell courbé, selon l’emplacement réalisé. Pour obtenir un canal droit, il privilégiera plutôt un labret ou un barbell droit. Le choix final dépend toujours de l’anatomie, de la zone percée et du bijou envisagé après la cicatrisation.

Pendant la cicatrisation, le bijou ne doit pas être remplacé pour une simple raison esthétique. Si sa taille, sa forme ou son matériau pose problème, le changement doit être effectué par un pierceur professionnel avec un bijou approprié et correctement stérilisé.

 

Est-ce gênant si la partie sertie de pierres traverse le canal cicatriciel ?

Tout dépend de la partie de l’anneau qui entre réellement dans le canal. Sur un anneau de 1,2 mm, la zone qui traverse le perçage ne doit pas devenir plus épaisse à cause du sertissage. Si les pierres, les griffes ou leur support augmentent cette épaisseur, leur passage risque d’irriter ou d’endommager les tissus.

En revanche, une partie sertie proéminente ne pose pas ce problème lorsqu’elle reste constamment à l’extérieur du canal. Elle peut être plus volumineuse que la tige puisqu’elle ne traverse pas le perçage et n’entre pas en contact avec le canal cicatriciel.

Ce type d’anneau est à éviter sur un piercing récent lorsque la zone sertie doit traverser le canal pendant la pose ou risque d’y entrer lorsque le bijou bouge. Sur un piercing parfaitement cicatrisé, ce passage reste envisageable avec un sertissage léger qui n’augmente pas l’épaisseur de la partie traversante.

Même après une cicatrisation complète, il est préférable de ne pas faire tourner fréquemment l’anneau et de ne pas changer de bijou tous les jours. À force de manipulations et de frottements, un canal cicatriciel pourtant mature peut finir par s’irriter ou se détériorer.

 

La charnière d’un clicker peut-elle traverser le canal du piercing ?

La charnière d’un clicker ne devrait pas traverser le canal d’un piercing récent. Même lorsqu’elle paraît fine, elle forme une irrégularité susceptible de frotter contre des tissus encore fragiles. Ce risque explique notamment pourquoi les clickers richement décorés sont surtout intéressants une fois le piercing parfaitement cicatrisé.

Sur un piercing cicatrisé, une charnière correctement usinée et parfaitement refermée peut traverser ponctuellement le canal pendant la pose ou le retrait. Elle ne doit cependant pas présenter d’arête vive, de jeu important ou de différence d’épaisseur susceptible d’accrocher les tissus.

 

Une tige plus fine rend-elle l’anneau plus confortable ?

Une tige plus fine n’est pas nécessairement plus confortable ni plus sûre. Le standard recommandé pour le trou d’origine de la majorité des piercings d’oreille est de 1,2 mm. Une tige plus épaisse ne doit jamais être forcée dans le canal, sauf dans le cas particulier d’un lobe volontairement stretché ou de certains hélix et conch réalisés au punch.

Sur un piercing de cartilage parfaitement cicatrisé, une tige de 1 mm, voire de 0,8 mm, peut parfois être portée. Le canal risque néanmoins de se resserrer autour de ce diamètre plus fin, ce qui peut rendre difficile le retour à une tige de 1,2 mm. Sur un lobe classique, les épaisseurs comprises entre 0,8 et 1,2 mm sont courantes, tandis qu’un industriel classique est généralement porté en 1,6 mm.

 

Pourquoi un anneau compatible peut-il présenter son motif dans le mauvais sens ?

La compatibilité mécanique et le rendu esthétique sont deux choses différentes. Un anneau peut posséder la bonne épaisseur et le bon diamètre tout en présentant son motif de profil une fois installé.

L’orientation finale dépend de la direction du canal et de la position du motif sur l’anneau. Un décor placé dans le plan du cercle fonctionne bien sur certains emplacements, tandis qu’un motif disposé sur la tranche extérieure convient mieux à d’autres. Il faut donc observer le bijou de face et de profil avant de déterminer où il sera le mieux mis en valeur.

 

Pourquoi faut-il éviter de faire tourner régulièrement un anneau ?

Faire tourner un anneau entraîne sa surface, sa jonction, sa charnière ou son éventuel sertissage à travers le canal. Sur un piercing récent, ce mouvement peut irriter les tissus et perturber la formation du canal cicatriciel. Il n’est pas nécessaire de faire tourner le bijou pour le nettoyer.

Sur un piercing parfaitement cicatrisé, une manipulation occasionnelle reste possible. En revanche, faire tourner fréquemment l’anneau ou changer de bijou tous les jours multiplie les frottements. À la longue, ces manipulations peuvent irriter ou détériorer un canal pourtant mature.

 

Deux piercings de cartilage existants peuvent-ils être transformés en orbital ?

Deux perforations proches ne peuvent pas automatiquement être transformées en orbital. Pour qu’un même anneau traverse les deux canaux sans tension, leur espacement, leur profondeur et leur angle doivent être compatibles.

Un anneau trop petit ou trop grand exercera une pression sur les tissus. Avant de réunir deux piercings existants, un pierceur doit donc vérifier leur alignement et déterminer si un diamètre adapté permet réellement de les relier sans déformer les canaux.

 

Pourquoi un anneau trop grand peut-il basculer même s’il ne comprime pas le cartilage ?

Plus le diamètre intérieur augmente (appelé également "longueur de la tige"), plus l’anneau dispose d’espace pour changer de position. Le poids du motif peut alors entraîner le bijou vers le bas ou le faire pivoter autour du canal.

Ce basculement est particulièrement visible sur un tragus, un rook ou un autre petit emplacement. Le bijou reste techniquement portable, mais son motif peut se retrouver de travers, de profil ou partiellement caché. Les mouvements supplémentaires augmentent également les risques d’accrochage et d’irritation.

Un sertissage proéminent est-il gênant lorsqu’il reste à l’extérieur du canal ?

Une partie sertie peut être plus épaisse que la tige lorsqu’elle reste constamment à l’extérieur et ne traverse jamais le canal cicatriciel. Dans ce cas, son volume n’augmente pas l’épaisseur de la partie portée dans le perçage.

Il faut néanmoins vérifier que le sertissage ne comprime pas les tissus voisins, ne possède pas de griffes agressives et ne s’accroche pas facilement aux cheveux, aux vêtements ou aux accessoires. Le problème ne vient donc pas de son épaisseur en elle-même, mais de son éventuel contact avec le canal ou avec la peau environnante.

Pourquoi mon anneau de 10 mm mesure-t-il plus de 12 mm ?

La dimension indiquée pour un anneau correspond à son diamètre intérieur, c’est-à-dire à l’espace disponible à l’intérieur du bijou. Elle ne correspond pas à sa largeur extérieure totale.

Pour connaître le diamètre extérieur, il faut ajouter deux fois l’épaisseur de la tige : une fois pour chaque côté de l’anneau. Un modèle possédant un diamètre intérieur de 10 mm et une tige de 1,2 mm mesure donc environ 12,4 mm de diamètre extérieur :

10 mm 1,2 mm 1,2 mm = 12,4 mm

Cette différence est parfaitement normale et ne signifie pas que la taille reçue est incorrecte. Un système de fermeture, un sertissage ou un motif placé sur l’extérieur peut également augmenter les dimensions totales du bijou sans modifier son diamètre intérieur utile.

Pour vérifier la taille d’un anneau, il faut donc mesurer l’espace intérieur entre les deux bords de la tige, sans inclure l’épaisseur du métal ni les éventuels éléments décoratifs.

 

Nous espérons que cet article, réalisé en collaboration avec de véritables professionnels du piercing, ainsi que sa FAQ vous auront permis de mieux comprendre quels piercings d’oreille peuvent accueillir un anneau et pourquoi l’orientation du motif, les dimensions et la conception du bijou sont si importantes.

Si certaines questions restent en suspens, n’hésitez pas à nous envoyer un message à l’aide du formulaire de contact de la boutique. Vos interrogations nous permettront d’enrichir encore ce dossier déjà très complet, qui aborde des aspects techniques rarement expliqués dans les articles consacrés aux anneaux pour piercing d’oreille.

 

 

 

 

 

 

 

 

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